Séparément, encore ensemble
MUSE1, subst. fém.MYTHOL. (souvent avec une majuscule). Chacune des neuf déesses qui, d'après les anciens, présidaient aux arts libéraux.
Le mot est à envisager au pluriel lorsqu'il s'agit de considérer l'ensemble des arts "les muses", et au singulier "la muse", comme la source d'inspiration. Par différents chemins, elles atteignent un seul endroit, un seul point, où réside l'origine de l'art.
La Corée, dans son acceptation, prend également un sens pluriel (les Corées). Elle n' est pas un seul pays, sans être pour autant deux pays séparés. Les deux Corées se font face, et existent dans une relation limitée et très tendue. La conscience de cette relation-même comprend cette situation particulière et commune.
Selon le philosophe Jean-Luc Nancy, la raison d'être ensemble ne réside pas dans le but de faire ou de partager quelque chose ensemble mais qu' "être ensemble" est à la fois la raison et le but. Être ensemble renvoie à l'existence et cette existence-même est l'appel et la réponse. En réalité, il y a un endroit où on arrive pas à aller mais on y arrive, et c'est en ça que réside la relation et le contact.
La présente exposition porte sur la relation entre la Corée du Nord et la Corée du Sud et sur la relation-même de cette nouvelle conscience commune. L'existence des deux Corées possède une situation complexe devenue un phénomène, possédant une forme et renvoyant une certaine image. Pour aborder cette image, différentes formes d'activité artistique sont conviées pour arriver à un même sujet, au moyen du contact, de la recherche et de la relation. Ainsi, des artistes coréens et internationaux constituent ce projet séparément, ensemble.